
Moi, quand n’est pas venu le plaisir que j’attendais
Animal triste (ça te donne envie de lire, hein !). C’est un peu le sentiment qui m’habite après ce troisième round du World XV Global Series. De belles choses, de la fougue, une révélation, une pointe de bonheur, qui reste inachevé, de la frustration… La majorité des filles ont déjà connu cela. La montée du plaisir, l’espoir d’être submergée, et en pleine course, une interruption brutale et définitive, sans avoir réellement aperçu cette lueur dorée espérée. Animal triste. Ça ne m’était encore jamais arrivé avec les filles. Je ne dis pas ça pour minimiser la franche victoire des bleues. Je le dis pour la qualité proposée. Que ce soit par les toutes noires, par les toutes blanches, par les toutes rouges ou par les presque toutes bleues… peut-être est-ce parce que les toutes rouges avaient abandonné leur couleur pour une tenue tout en grisaille. C’était peut-être ça, le signe avant-coureur de cet inaboutissement.
Mais commençons par le premier match de ce samedi. Et commençons par les bourdes de ma dernière chronique. Le rendez-vous n’était point à 14h. 2 heures de plus à attendre. Je pourrais blâmer mon VPN qui m’avait positionné quelque part entre Reykjavik et Conakry, mais non, j’avais tout dans mes notes… Et comment ai-je pu mettre Maud Muir en face de DaLeaka Menin, c’est Hannah Botterman la gauchère ! Honte à moi ! Ovale Masqué, je ne suis pas digne !

La battle a commencé
Premier match qui opposait les Anglaises aux Néo-Zélandaises. Red Roses contre Black Ferns, pour me la jouer initiée. Le ton a tout de suite été donné. Ellie Kildunne qui dévisse un dégagement sans pression pour gagner environs 50 cm. Et Sylvia Brunt qui échappe son premier ballon, avant tous les autres. Après l’orgie d’orgasmes de la semaine dernière, chaque action est une interruption de plaisir. Les toutes noires, pourtant maîtresses es technique de leurs mains, accumulent les erreurs. Jusqu’à cette faute grossière d’Ayesha Leti-I’iga à la 5ème minutes qui oublie de relâcher le ballon avant de se relever. Clara Munarini, encore impeccable au sifflet, ne s’est pas laissé prendre. Essai refusé.
Heureusement, Zoe Harrison ! Il n’est pas possible de s’ennuyer totalement en regardant un match où elle est alignée. Sa merveille de passe à la 13ème minute qui saute 1 Anglaise et 3 Néo-Zéd, en un seul geste… et offre un essai à Claudia Moloney-Macdonald, par l’intermédiaire d’Ellie Kildunne. Peut-être est-ce le moment de démarrer ma rengaine de chroniqueuse (tu verras plus loin), le match de la semaine précédente à visiblement laisser des traces. On ne produit pas ce niveau génialissime de rugby sans avoir quelques difficultés la semaine suivante. Les Anglaises ont de la profondeur et ont laisser sur le banc Hannah Botterman (la gauchère) et Maud Muir (la droitière, je me le répète pour ne plus oublier), ainsi qu’Abi Burton. De quoi prévoir un second acte musclé.
Et cet essai d’Amy du Plessis à la 24ème minute ! Peut-être y avait-il à regarder pourquoi Lucy Packer chute en démarrant sa course après son dégagement, mais la justesse du coup de pied d’Amy du Plessis ! Et sa course dans un troisième rideau désert ! 50 m pour battre les plus rapides.

La minute étonnante : il paraît qu’elle vient du même bled que Bakkies Botha, étonnant non ?
Les toutes noires pourront s’en vouloir d’avoir gâché. Les fautes techniques s’accumulent en première mi-temps, avec en point d’orgue cette « passe » au pied de Maia Joseph pour faire mourir le ballon, alors qu’il ne demandait qu’à vivre un peu plus avec un trois contre d’école 1 à négocier à 10 m de la ligne ! Braxton Sorensen-McGee et Mererangi Paul isolées sur l’aile droite (je crois que c’est à droite ? du côté de la droitière noire, donc, oui, à droite !). Heureusement, Ayesha Leti-I’iga s’est rattrapée en suivant la percée de son ouvreuse Hannah King. Heureusement Ellie Kildunne s’est remise dans le match en arrachant et en contournant Jess Breach pour une course, encore raide, de 20 m. Cette même Jess Breach qui marquera après un départ tout en puissance de la numéro 8 Maddie Feaunati. Après un carton à la droitière (oui, c’est bien la droitière…) Veisinia Mahutariki-Fakalelu, qui a éteint Packer d’un placage avec la tête. Packer qui était bien alignée d’entrée pour ce match contre la menace noire, avec ces 36 ans bien tassés. Et elle a bien plaqué jusqu’à sa sortie sur commotion. LA Packer pour ceux qui suivent, Lucy Packer restant sur le terrain en 9.
Pour se rendre compte de l’importance de ce match, il faut voir Meg Jones hurler ! Placage offensif contre Georgia Ponsonby. Avancée de 5 m. Et Meg Jones qui hurle sa détermination au-dessus de la déploration de Georgia Ponsonby, pleurées par ses coéquipières. « Come again ! Come again ! Come again ! ». Détermination d’une joueuse, détermination d’une capitaine, détermination d’une équipe.

Meg Jones, à elle toute seule, elle est capable de faire ça.
Cela n’empêchera pas les toutes noires de revenir encore, et encore, et encore, jusqu’à réussir l’égalisation 19-19 à la 70ème minute. Deuxième match nul pour les Anglaises au bout du sifflet de Lara Munarini, elles ne gagnent plus. Sifflet suspendu encore un instant, aucune des 2 équipes ne voulant se satisfaire de ce score. Pas comme la semaine dernière.
Heureusement, Zoe Harrison ! Encore ! 80ème, une pénalité ratée de 42 m dans l’axe suivie d’une interception lumineuse sur la relance enclenchée par les toutes noires. Vision du jeu, résistante à toute sorte de pression, comment perdre un match quand Zoe Harrison joue avec toi ? N’est qu’à la regarder pour se dire que la victoire est toujours possible ! 26-19 pour les Anglaises. Les toutes blanches restent invaincues depuis 41 matchs.

J’adore quand un plan se déroule sans accroc !
A peine le temps de profiter de ce dernier moment, bonheur qui tend la main, qu’il faut l’abréger fissa et passer sur France 2 pour le match tant attendu des presque toutes bleues contre les grisâtres. J’avais tant espéré voir le match de cette première partie du World XV Global Series. Tant espérer voir le Canada démontré sa progression et la validation de son choix d’envoyer ses filles se professionnaliser et se coltiner aux meilleures. Las ! Désespoir ! Animal triste ! Ce n’était qu’une pale équipe canadienne. Soit, et tu fais le lien, toi qui n’as pas encore décroché de la lecture de cette chronique, avec la mention plus haut, elles ne sont pas encore capables d’enchaîner après un match tel que celui livré contre les toutes blanches. Soit, l’absence de leur phare, l’absence de leur tour, l’absence de leur statue de la liberté, l’absence de leur capitaine, l’absence de celle qui ne renonce jamais, l’absence de Sophie de Goede. Kevin Rouet a fait tourner son effectif. Son objectif reste une victoire contre les Anglaises et la place de numéro 1. Le match contre la France ne fait pas partie de ses objectifs ?
Tord lui en a pris. Ou choix qui a fait du mal à son équipe ? (Contrepèterie ?). Si comme les Anglaises dans le match précédent, les Canadiennes démarrent mal la rencontre, elles n’arriveront jamais à vraiment rentrer dedans. Accumulant les mauvais choix, même de la part d’une Liv Apps qui semblait empruntée et hors de forme. Après avoir ébloui la série de tests, avec deux joueuses nommées comme « électriques », pour faire écho au sponsor Mitsubishi Electric, DaLeaka Menin ayant succéder à cette même Liv Apps, cette troisième semaine se fera sans elles au tableau d’honneur. Alex Tessier a tenté de porter son équipe, mais sans Sophie… Pour tromper l’adversaire, la 4 en gris arborait la même coupe de cheveux que Sophie, mais personne ne s’est laissé prendre, même moi je ne voulais pas croire qu’elle soit devenue si terne en seulement 1 semaine. Il m’a fallu attendre le remplacement de Rachel Smith par Gabi Senft pour en être tout à fait persuadée.

Rachel Smith. Il n’y aurait que la nuit du rugby pour dire que c’est Sophie de Goede !
Si les toutes rouges n’avaient plus rien de rougeoyant, les Bleues ont su mettre les ingrédients pour les garder au fond du seau. La semaine à travailler les placages a porté ses fruits. Gabi Vernier a donné le la et l’équipe était au diapason. Même Teani Feleu a été plus à l’aise au placage qu’en attaque. Et puis, quand il y a une Mouna Touré dans l’équipe… ! c’est toute de suite plus simple, même si en face, il manquait la capitaine de touche (Sophie fait également ça, comme Bo Jackson en son temps, Phie knows). Et avant de rentrer plus dans le détail, quelques petites précisions pour le commentateur de la 2. Mouna est un prénom d’origine arabe qui signifie « désir » et « souhait ». Assia, d’origine arabe, signifie « celle qui soigne », celle qui sauva Moïse. Teani est « celle qui est aimée » ou « la chérie » en tahitien. Pamphinette, dérivé du Grec Pamphile, « l’amie de tous », prénom de son père et de l’hébraïque Jeannette, le « pardon de la déesse », prénom de sa mère (en vrai même au féminin, il parle toujours d’un dieu…)[1], et il faut bien les deux quand tu es victimes d’injures racistes dès ton plus jeune âge. Quant à DaLeaka, le mieux sera de demander à Mme Menin. Donc M. Lartot, un peu de préparation évitera une sortie embarrassante au moment de l’entrée des joueuses.
Mouna Touré ! 6 contre en touche, si j’ai bien suivi le compte. Au grattage et au placage. Partout à la fois. Pour une première, ce fut une grande première. Un profil qui manquait dans le squad des Bleues. Un test contre les toutes noires et leur jeu également très physique permettra de finir son évaluation. Contre les Canadiennes, elle fut très au-dessus du niveau. Et l’énergie des Pauline Bourdon-Sansus, Carla Arbez, Emilie Boulard et autre Axelle Berthoumieu, rechargée depuis le début des tests, a été communicative pour renverser les Canadiennes. Même Marie Ibañez, annoncé à grand renfort de clairons toute la semaine et de rappel à « la fille de… », même Marie Ibañez a réussi à bien courir et à faire un placage qui fut seulement haut, sans la tête, première réussie peut-on lire, pas nepo baby donc.

La jeunesse triomphante, une révélation et une bonne rentrée
Les barbelés français ont résisté, la porte de Menin ne s’est jamais ouverte cette fois. Seule Lizzie Gibson trouva la faille derrière un maul conquérant, seule arme vraiment efficace des Canadiennes samedi, uniquement quand elles ne perdaient pas la balle ou ne se faisaient pas contrer par Mouna Touré ! Les Bleues en revanche sont passées 3 fois. Emilie Boulard au milieu du premier acte et au début du second. Par une porte ouverte par Annaëlle Deshayes de manière presque légale, mais l’arbitre, Maggie Cogger-Orr, a également raison, moins pertinente que Holly Wood ou Clara Munarini, comme son manque de discernement sur le carton jaune contre Charity William en première mi-temps, elle était bien la première à contester et avait fait l’effort clair de relâcher après le placage. Ni son TMO qui a oublié un contact gris avec la zone des yeux bleus dans un maul. Vogo avait-il abaissé le niveau de vigilance ? Et une troisième fois par Alexandra Chambon, après s’être trompé de sens sur la mêlée tournée et revenue du bon côté au milieu de Canadiennes impotentes, laissant un boulevard.
Encore un match à l’énergie pour les Bleues qui vont pouvoir souffler une semaine avant de s’envoler de l’autre côté du globe. Ce fut encore brouillon, avec un peu de construction sur les essais d’Emilie Boulard. Pour le reste, la défense canadienne a également tenu, même quand Léa Murrie a ressorti son skate, qu’elle a encore réussi à rentrer sur la pelouse. Devant, Yllana Brosseau était là, elle a tenu en mêlée, mais sans peser sur le jeu. Elisa Riffoneau et Assia Khalfaoui s’y sont filées, tant en phase de conquête, qu’en défense ou en attaque. La deuxième ligne à peser cette fois, Charlotte Escudero fait plus que dépanner à ce poste et Julia Grozs continue sa progression au niveau internationale. En troisième ligne, Mouna Touré ! Léa Champon est également montée d’un niveau. Axelle Berthoumieu ayant retrouvé du souffle. Mais c’est au centre que la bataille s’est gagnée. Et la science de Gabrielle Vernier a été déterminante, entraînant dans son sillage une Teani Feleu qui s’est éclatée dans son rôle de plaqueuse.
Enfin la voici, celle que tu es venue chercher, la compo concoctée par F. Ratier

A noté les entrées en jeu de quelques nouvelles qui ont apporté le peps qu’il fallait pour terminer le match sur le même rythme. Amalia Bazola Allières, Lou Roboam et Elsa Peyras ont eu un peu de temps et d’espace pour s’exprimer. Mathilde Lazarko a retrouvé quelques lancers, comme pour fêter en avance son titre de meilleure joueuse 2025-2026. Et finalement, Elodie Fernandez a pu faire également ses débuts. Et pour la femme terrain de la 2, Ines Hirigoyen, Elodie Fernandez n’a pas encore joué avec le Stade Toulousain, même la nuit du rugby le savait, elle n’est ainsi pas habituellement positionnée à l’ouverture avec le Stade, elle vient de quitter Romagnat où elle jouait centre et a fait presque toute la saison dernière en dépannant à l’ouverture pour remplacer Lina Tuy qui réparait ses croisés. Je n’y connais rien au rugby, et encore moins au rugby féminin, peut-être que le professionnalisme n’est pas un gage de réussite à tous les coups.
Ça me fera ma transition, la preuve par 3 qui se pointait à l’horizon n’est pas arrivée. Comme quoi, peut-être que le professionnalisme ne sert à rien pour gagner 1 match… Sauf que Matthieu Lartot a fait un petit couplet sur le besoin de faire progresser le championnat pour avoir des oppositions au niveau de ce que demande les matchs internationaux. Merci pour elles. Sans me contorsionner outre-mesure, j’arrive à reprendre l’argument pour dire que les Canadiennes ne sont que la première nation amatrice, elles ne sont pas pro, même pas en équipe nationale. Cela se sent quand il faut enchaîner les matchs de hauts niveaux. Après le jeu au pied noté la semaine dernière, Kevin Rouet aura noté sur ses tablettes que pour progresser encore, il faut plus de joueuses capables d’enchaîner.

La prochaine fois promis, j’ouvre les yeux pour savourer.
Dans l’équipe qu’il avait préparée pour affronter celle de son ancien mentor, il manquait du monde à l’arrière. Asia Hogan-Rochester forfait avant la rencontre, après le forfait pour toute la première phase de la série d’Alysha Corrigan, cela fait beaucoup… Et il en manquait également beaucoup du côté des Françaises, à l’avant comme à l’arrière… Alors, encore une fois, TOUTES PROFESSIONNELLES est la conclusion qui s’impose. Et ce n’est pas avec son rire d’enfant découvrant son nouveau jouet que mon petit Grillounet me rassure sur le fait que les actions sont en cours pour y arriver. Les filles du foot viennent tout juste d’obtenir leur statut professionnel de haute lutte et après être passé par un investisseur individuel pour construire 1 club qui domine en France et dominait en Europe. Et peut-être un second investisseur pour un autre club afin d’avoir la figure du second éternel. Les filles du rugby doivent également obtenir leur statut pro, sans passer par un seul club qui surclasse tous les autres et qui ne progresse pas avec une opposition de niveau décalé en championnat.
Je te vois tiquer. D’abord par l’effort intense que la lecture de ma chronique t’a demandé pour arriver jusque-là. Oui, une semaine de pause à venir, je ne compte plus les mots. Ensuite parce que tu me demandes : pourquoi parler autant des Anglaises ? Ma chronique deviendrait plus facile à lire sans leur faire la part belle. Je répondrais que je n’ai pas envie de faire dans le facile. Les filles du rugby ont un emploi du temps de Vestales toute l’année, minuté pour réussir à remplir leurs obligations professionnelles, en essayant de performer là aussi et réussir à aller à l’entraînement, avec mise en jambe aux aurores, muscu à midi et jeu à l’heure où tu te demandes si tu vas regarder Netflix ou Amazon. Rien n’est facile pour elles. Ensuite, par la mise en exergue que c’est vers les Anglaises qu’il faut regarder pour que les Françaises progressent vraiment et puissent enfin les battre. Qu’elles puissent enfin produire ce rugby d’esthète, si beau à regarder qu’il me donne encore des frissons dans le creux des reins. Et que je puisse lâcher tous ses mots inutiles pour les glorifier et chercher à mettre un peu plus d’or et d’encens, à ma manière pataude pleine de bravades, à la geste de ces héroïnes, héritières conscientes de celles venues avant elles, précurseuses volontaires de celles qui viendront après.

Ressemblance ?
« Pour moi, ce qui s’est passé là, c’est l’échec d’un système. Comment vous voulez qu’on fasse le poids face à des joueuses qui sont pros, alors que nous on n’est même pas payé. On s’entraîne jusqu’à pas d’heure le soir après avoir bossé toute la journée pour gagner notre vie. C’est un manque de considération totale de la fédé ! Et après vous attendez des résultats de nous ? C’est totalement hypocrite… Dans les médias, y’a un autre discours « oui le rugby féminin c’est l’avenir », mais factuellement, y’a rien et rien qui bouge, alors qu’est-ce qu’ils attendent pour nous donner notre statut de joueuses professionnelles ? ». 30 septembre 2006.
« J’ai aussi envie de le [ce titre] partager avec toutes ces joueuses et femmes de notre championnat qui mènent des fois des doubles ou triples vies avec leur vie de famille, leur travail et leur dizaine d’entraînements par semaine ». 28 septembre 2026.
20 ans et un écho qui continue de se propager d’une déclaration à l’autre, alors que les actions nécessaires auraient dû l’éteindre depuis longtemps. Bon, d’accord, la première est de Marinette Pichon et c’est du foot féminin dont elle parle, si on en croit le biopic de Virginie Verrier. Mais c’est la même situation que décrit encore Mathilde Lazarko en recevant son prix de meilleure joueuse du championnat Elite 1. Les filles du foot ont attendu encore 20 ans. Celles du rugby n’attendront pas autant. TOUTES PROFESSIONNELLES !

L’histoire en marche…
Pour terminer le bilan de ce week-end, sans te prendre plus d’énergie, les USA ont encore gagné, contre le Pays de Galles, 24-26. Et l’Irlande s’est difficilement débarrassée des Japonaises qui ont été redoutables sur ballon porté 31-24. Quant à l’Italie, elle s’est fait battre par l’Afrique du Sud 29-37 (ou 29-41 sur le site officiel de World Rugby). Et l’Ecosse a encore perdu, moins lourdement, 10-30, cette fois contre les Australiennes. Difficile de tirer un enseignement, si ce n’est que les nations amatrices du Sud ont dominé les nations amatrices du Nord.
Et au mitan de cette série effrénée, je veux retenir la qualité des matchs, malgré mon sens esthétique heurté sur cette dernière journée. Le rugby féminin continue de progresser à vitesse grand V. Et pour éviter le crash, TOUTES PROFESSIONNELLES reste la seule solution qui s’impose. Hâte de retrouver toutes les équipes dans 15 jours, sur les autres continents, même si le décalage horaire va mettre mes nuits dans un drôle d’état.
Et la conclusion de cette conclusion, c’est qu’avec des victoires comme ça de la part des presque toutes bleues, ça veut dire plus de spectateurs pour les filles. Et avec le spectacle des matchs des Anglaises, et de ceux des Canadiennes quand elles sont d’aplombs, et avec ce type de séries, c’est tout le rugby féminin qui se met encore plus en lumière et attire encore plus de monde à le suivre. Reste à convaincre la radio publique française d’en parler, ne serait-ce que dans les résultats sportifs. Et tout ça, finalement, ça ne fait rien qu’à m’exciter ! Vite, la suite !

[1] https://aedelhard.com/blogs/blog/a-deep-dive-into-a-multifaceted-superstar-pam-buisa



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